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Micheline Doke
7 février 2020 @ 8 h 00 min - 1 mars 2020 @ 17 h 00 min
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| On peut y déceler bien des féminités, de la préhistoire des vénus callipyges aux hiéroglyphes et aux codex. Ses dames-oiseaux s’inscrivent dans leur environnement géométrique comme autant de lettres sur la page, autant de notes sur la portée d’un regard de femme.Elles sont prisonnières et gardiennes de leur monde, cachées, enfermées derrière leurs fenêtres. Elles sont offertes, alanguies, en attente ou à l’abandon ; elles dansent, bougent, volent dans leurs cadres prison, univers. Elles sont fragiles et friables dans leur matière et dans leurs membres effilés, et pourtant elles sont solides et immuables dans l’arrogance de leur ventre. Les matières qui les façonnent sont à leur image, solides et fragiles, tendres et parfois vénéneuses… Micheline Doke a travaillé la terre, le plomb, la fonte, le ciment alvéolé, le bronze, la cire, la pierre de talc, la pâte à papier ou à pierre, le papier, le bois, l’aluminium, les boites de fromage, de biscuits, de conserve, les rouleaux de papier, des rouleaux de tissus ou de moquette, le rotin, le papier de soie, des papiers artisanaux d’origines diverses (Malaisie, Italie, Inde, etc.), tous les cartons possibles et imaginables, les feuilles d’or ou d’argent, le papier monnaie des cérémonies bouddhistes. Elle a mis en scène toutes ses matières, toutes ses créations de mille manières différentes, envolée de papillons, dôme géodésique, bulle de plexiglas, attente calme et posée, bijoux, boites, livres objets, œuvres de voyage ou gardienne grandeur nature. |
