EXPOSITION

10.09 > 02.10.2022

Chromatismes lointains

de Fiona Murray

Fiona Murray est née en Irlande du Nord. Cependant, comme elle vit et travaille à Bruxelles depuis plus de 30 ans, elle se considère davantage bruxelloise qu’irlandaise.

Aussi longtemps qu’elle s’en souvienne, Fiona a toujours ressenti le besoin de peindre. Cela ne veut pas dire que la peinture lui vient facilement : l’acte de peindre est souvent vécu comme un combat.

Quelques fois, il lui arrive de s’attaquer à une peinture avec une vision particulière et bien précise de l’oeuvre qu’elle désire obtenir. Mais une fois les premières couches posées, il arrive que le tableau prenne des initiatives et explore des chemins inattendus, comme s’il avait une vie propre et le résultat est souvent bien différent de ce qu’elle avait en tête à l’origine !

Principalement autodidacte, l’artiste qui a le plus inspirée Fiona Murray est Henri Matisse, elle admire particulièrement sa façon d’utiliser les couleurs et les formes audacieuses.

Presque toutes les peintures de Fiona sont inspirées d’endroits dans le monde qu’elle a visités. La mer exerce sur elle une attraction spirituelle et inspirante particulièrement forte. Son exposition en 2013 au Musée d’Art Spontané intitulée ‘Vagues et Rafales’ était largement influencée par les vacances en famille à Deauville, Nice et en Irlande. Son exposition de 2022 au Musée s’inspirera principalement de ses voyages vers des destinations plus lointaines et plus exotiques : l’Inde, l’Égypte et la Chine font partie de ces pays explorés qui l’ont inspiré artistiquement, picturalement et humainement.

Cette exposition, Fiona la dédicace à Barry.

EXPOSITION

08.10 > 06.11.2022

Frères

de Nicolas et Simon Fong

© Simon et Nicolas Fong

Simon et moi sommes frères et avons quelques différences, d’âge d’abord (lui 43 ans, moi 39) et de comportement ensuite, Simon est dans le spectre autistique, Il a un handicap lourd, et est complètement dépendant de nos parents, et de mon côté, j’ai rompu le cordon il y a bien longtemps… pourtant nous partageons un attrait commun pour le dessin.
Lui pour des raisons qui lui sont propre, moi, j’en ai fait mon métier, réalisateur/animateur pour des films d’animation.
Simon dessine de manière compulsive, réfléchie sur plusieurs niveaux, mais libre de tous carcans réalistes, il dessine ce qu’il voit. Il dessine selon ses émotions. Quant à moi, j’ai une approche on va dire plus « académique ».
Le projet est de se rassembler tous les deux, de dessiner ensemble, de se dessiner. Je lui tire le portrait pendant qu’il tire le mien. Nous essayerons de voir comment le dessin de Simon peut m’influencer et comment je peux l’influencer à son tour.
Cette collaboration aura une résonance dans le temps, et dans l’accumulation des séances de dessin ensemble, pour en ressortir un dialogue par dessin interposé : Nicolas Fong